Le Songe d'une nuit d'été

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Cette pièce de l'acteur et dramaturge William Shakespear présente de nombreuses scènes grivoises à caractère mythologique. Parmi celles-ci se trouve une scène de bestialité qui a souvent fait l'objet de censure.

Dans cette scène, un des personnages inflige "une humiliation sexuelle à sa femme pour la punir de son insoumission qui prend la forme d’un spectacle jouissif, voire pervers (« sweet sight », IV, i : 45). Même si le flagrant délit n’est explicité ou exhibé que depuis la révolution sexuelle des années 1960 (Kott 1964 ; mise en scène de Peter Brooke, 1970), et qu’il est à l’évidence inimaginable sur une scène élisabéthaine, le motif de l’étreinte bestiale contamine néanmoins une grande partie de la pièce. Pour Bruce Boehrer, « the play identifies the return to domestic order with—of all things—bestiality » (126) : le conflit entre Oberon et Titania a pour passage obligé la zoophilie, à laquelle fait écho le proverbe campagnard cité par Puck en guise de berceuse : « The man shall have his mare again,/And all shall be well » (III, ii : 463-64). Les rôles sont toutefois inversés entre les deux cas de zoophilie discrète évoqués, puisque d’une part, ce n’est pas l’homme qui aura sa jument, mais la femme son étalon, sous la forme grotesque de l’onocentaure, et que d’autre part l’identification de la femme et de la jument, réputée depuis le Moyen Âge « the most lustful of female animals » (Boehrer 128), fait l’objet d’une autre inversion sexuée. Titania est donc elle aussi transformée en une créature hybride, et connaît le désir sous sa forme masculine, dominatrice et scopique (Frame 54), voire agressive (III, i : 143-44)."

Source (qui contient de la bibliographie sur ce sujet et dont est tiré le passage ci-dessus) : http://www.cairn.info/revue-etudes-anglaises-2002-4-page-387.htm