The Unjustified Prohibition against Bestiality: Why the Laws in Opposition Can Find No Support under the Harm Principle

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Roberts, Michael,The Unjustified Prohibition against Bestiality: Why the Laws in Opposition Can Find No Support under the Harm Principle(June 1, 2009). Available at SSRN: http://ssrn.com/abstract=1328310

Résumé traduit

L'injustifiable prohibition contre la bestialité: Pourquoi les lois s'y opposant ne peuvent trouver aucun appui sur le principe du domage

Michael Roberts affiliation not provided to SSRN


June 1, 2009


Ce travail explore le statut moral des lois qui prohibent la bestialité et si elles sont justifiées en principe ou du point de vue théorique. La première partie de ce document nous introduit à la bestialité en commençant à tester nos intuitions morales à l'égard de l'acte. Au travers d'une liste de 10 exemples nous nous avons cherché à considéré si nous trouvions des actes moralement répréhensibles et que l'on pouvait dès lors prohiber. Ensuite le document explore l'état actuel de la législation. Il considère les définitions possibles de la bestialité du point de vue de l'église, des lois séculaires et du point de vue de la théorie du droit. Chaque définition est critiquée comme excessivement large, vague et au moins dans un cas trop limitée. Une nouvelle définition de la bestialité est proposée à la place qui s'intègre mieux dans nos institutions morales et élimine plusieurs problèmes associés aux définitions précédentes.

Dans une seconde partie, le document interroge les motifs des lois prohibant la bestialité. Au travers du principe du dommage [Harm Principle], il envisage si de telles lois sont justifiables pour éviter des dommages à autrui, pour soi, une offense pour les autres, ou encore du point de vue d'un légalisme moral. Pour faire court, ce n'est pas le cas. Rendre ces lois justifiables nécessiterait une réécriture des lois pour intégrer une définition préférable de la bestialité mis en évidence dans la première partie et de justifier ces lois en élevant le statut de l'animal dans ce pays. Mais accorder à l'animal autant de droits serait inconsistant avec la commercialisation actuelle de ces espèces.


Résumé

The Unjustified Prohibition against Bestiality: Why the Laws in Opposition Can Find No Support under the Harm Principle

Michael Roberts affiliation not provided to SSRN


June 1, 2009


Abstract: This work explores the moral status of laws prohibiting bestiality and whether they are justified in practice or justifiable in theory. Part I of the paper introduces us to bestiality by first testing our moral intuitions regarding the act. Through a list of 10 examples we are asked to considered whether we find some acts morally wrong and therefore prohibitable. Next the paper explores the current state of the law. It considers possible definitions of bestiality from the Church, secular law, and legal scholars. Each definition is criticized as overly broad, vague, and in at least one case too narrow. Instead, a new definition of bestiality is proposed which better comports with our moral intuitions and eliminates some of the problems associated with the prior definitions.

Part II of the paper challenges the justification of laws prohibiting bestiality. Through the Harm Principle it explores whether such laws are justifiable by preventing Harm to Others, Harm to Self, Offense to Others, or Moral Legalism. In short, they are not. In order to make the laws justified, it would require we rewrite the statutes to comport with the preferable definition of bestiality discovered in Part I of the paper and justify those laws by elevating the status of animals in this country. But to afford animals so many rights would be inconsistent with our current commercialization of their species.

Keywords: Animal Rights, bestiality, beastiality, harm principle, criminal ethics, unjust laws, jurisprudence Working Paper Series Date posted: January 15, 2009 ; Last revised: June 10, 2009


Source

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Texte intégral (Traduction en cours)

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The Unjustified Prohibition Against Bestiality: Why the Laws in Opposition Can Find No Support Under the Harm Principle


Michael Roberts May 2009


Cet essais explore le statut moral des lois interdisant la bestialité, ainsi que si elles sont justifiées en pratique, ou justifiable en théorie. La partie I de la publication introduit la bestialité en commençant par tester nos intuitions morales concernant l'acte. Au travers d'une liste de 10 exemples nous sommes amenés à considérer si nous trouvons certains actes moralement répréhensibles et qu'il faut donc interdire. Ensuite la publication explore l'état actuel de la loi. Elle analyse les définitions possibles de la bestialité par l'Église, les états laïques, et les juristes. Chaque définition est critiquée comme excessivement exagérée, vague, et, d'en au moins un cas, trop réducteur. Au lieu de cela, une nouvelle définition de la bestialité est proposé, qui s'accorde mieux avec nos intuitions morales et élimine certains des problèmes associés avec les définitions antérieures.

La partie II de la publication tente la justification des lois interdisant la bestialité. Grâce au principe du préjudice, elle cherche qu'elles lois sont justifiables car préservant du préjudice les autres, sois-même, l'offense aux autres, ou la morale. En bref, il n'y en a pas. Afin de rendre les lois justifiée, il faudrait réécrire les articles de lois pour s'accorder avec la définition préférable de bestialité découvert dans la partie I du document, et de justifier ces lois en élevant le statut des animaux dans ce pays. Mais donner autant de droits aux animaux serait incompatible avec notre actuelle commercialisation de leurs espèces.


PART I – AN INTRODUCTION TO BESTIALITY

Avant toute enquête philosophique, il est important de définir les termes. Dans le cas de la bestialité, cette tâche n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît. Au cours des derniers siècles, les dirigeants religieux, les états laïques et les juristes ont tenté de définir la bestialité. Ils n'ont réussi qu'à présenter une vague description universelle de la bestialité. Depuis sa création, l'Église a interdit la bestialité. Considéré comme sodomie, l'Église a cherché à interdire les comportements sexuels déviants. Cela incluait des actes "non-naturel" tels la masturbation, l'homosexualité, et la bestialité. [1] L'Église n'a pas réussi à donné une distinction entre ce qui est permit et ce qui ne l'est pas ; comme dit l'adage, "le diable est dans les détails". Malheureusement, les lois laïques n'aident pas plus. Le premier état laïque à interdire la bestialité fut le règne d'Henri VIII. Les relations sexuelles avec les animaux furent mises hors la loi comme "Vice détestable et abominable de sodomie commis avec l'homme ou la bête".[2] Près de cinq cents ans plus tard, ces termes désuets, tels la sodomie, abominables, odieux, et actes sexuels déviants, existent encore dans la loi d'aujourd'hui.[3]

Les juges sont forcés d'interpréter ces termes et le font généralement dans le but de renforcer leur propre morale, ou celle perçue par la législature. Malheureusement, les juristes ont souvent été frileux quand il s'agissait d'examiner une sérieuse jurisprudence de la bestialité (NDLT : L'auteur emploie un jeu de mot relativement insultant, "legal scholars have often been rather sheepish" revient à dire que les juristes sont des moutons). Ces juristes qui ont consacré leurs énergies à la définition de la bestialité sont souvent des activiste de la protection animale, même au sein de leur communauté, il n'y a que peu de consensus à savoir si la bestialité est nécessairement une "agression sexuelle interespèce", ou s'il est possible que les animaux puisse prendre plaisir à certains actes sexuels avec des personnes, et si cette distinction devrait faire une différence.[4]


Avant d'aller plus loin, il est essentiel de définir certains de quelles sortes de comportements est faite la bestialité.

Étudiez les 10 exemples suivants, et posez vous la question de savoir quels comportements vous sont admissibles, et lesquels sont inadmissibles.

1. A. est une femme célibataire qui autorise sont chien mâle à dormir avec elle dans son lit. Il n'y a aucun contact génital entre le chien et A., mais le chien lèche occasionnellement le visage et les lèvres de A.

2. Deena est une chimpanzé entrainée a racoler pour de l'argent lors de soirée.[5]

3. B. est une jeune enfant qui dort régulièrement avec sa chienne. Elle tête les mamelles de la chienne car elle a vu les chiots avoir ce comportement.[6]

4. Un fermier stimule manuellement son taureau dans le but de collecter sa semence, et donc inséminer artificiellement ses vaches.

5. A. tartine du miels sur ses parties génitales et laisse les mouches et autres insectes le lécher, parce que le picotement des pattes et mandibules des insectes procure à A. beaucoup de plaisir.

6. C. est un adolescent mâle, de moins de 18 ans, qui pénètre plusieurs animaux de fermes pour gagner de l'expérience dans ces futurs actes avec d'autres personnes.

7. A. engage volontairement une relation orale et vaginale réciproque avec un chien mâle parce qu'elle adore cela et pense que son chien adore aussi. Le chien n'est ni forcé, ni blessé durant l'acte.

8. Même chose qu'à 7., mais l'animal est forcé et blessé.

9. D. est un homme adulte qui paye A. pour qu'elle fasse un acte sexuel oral et vaginal avec une chien pendant que D. filme la scène.

10. D. pénètre un canard, et tue l'animal durant l'acte.

Among this list of 10, there are some examples that we feel are plainly wrong while others are not. Many would split the list in half where the bottom half are worse than the top half. There may be some disagreement about our moral intuitions in example 5, for instance, but most would likely agree about the rest. This process of testing our detached beliefs provides a good starting point for what constitutes appropriate behavior, but on its own, it is not sufficient justification to pass laws. In many hard cases people might disagree about whether the behavior is bestiality and whether it should be prohibited. To proceed, a definition that comports with our detached beliefs is necessary to allows us to distinguish between the various examples. Here is one suggestion:

Bestiality is sexual contact between human and non-human animals for the purpose of human sexual gratification.

Applying this definition to the above list reveals that examples 1, 2, and 3, are not Bestiality.[7] Examples 1 and 2 do not qualify, because there is no sexual contact. In example 1, A. is not engaging in sexual contact when the contact does not involve the sexual organs of either participant. In example 2, Deena is not being touched or touching anybody. We can question the behavior of those people who would want to watch a chimpanzee strip, but under the suggested definition we cannot say they committed Bestiality. In example 3, B. does have the requisite sexual contact, but her act is not Bestiality because it is not for the purpose of sexual gratification.

Example 4 is the classic case of non-bestiality that does include contact between a person and the genitals of an animal. Criminologist, Piers Beirne, who defines bestiality as “interspecies sexual assault” also finds that example 4 is not bestiality because there is no sexual assault taking place.[8] Likewise the church and secular law do not prohibit it, and few among us find the behavior wrong when it is a common and well accepted practice in animal husbandry and has been preservation of numerous species.

Example 5 is a bizarre case but not entirely fantasy. In fact, this sort of behavior is labeled formicophilia and it includes sexual acts involving ants, snails, frogs, and other small creatures.[9] Under the suggested definition, it is Bestiality when it involves sexual contact between a human and non-human animal for sexual gratification. Whether this is the type of behavior we as a society ought to prohibit remains to be seen.

Example 6 is the most common case of bestiality. It is what Beirne calls “adolescent sexual experimentation.”[10] This is the type of conduct that the church and secular law sought to prohibit, and it fits well into the suggested definition.

Examples 7 through 9 find less agreement. Beirne labels example 7 as “sexual fixation.”[11] In order to satisfy his definition there must be an assault on the animal. Beirne assumes the assault because of the animal's lack of capacity to consent to the sexual act, but other experts in the field disagree. For example, Peter Singer believes that not every sexual act with animals involves cruelty.[12] Similarly, biologist Midas Dekkers believes that dogs and gorillas are capable of enjoying sexual acts with people, and in some instances take the initiative.[13] The Church and secular law prohibits this act, as abominable sexual acts that are “unnatural.” Under the suggested definition, Example 7 is clearly Bestiality when the requisite contact and purpose are met. Example 7 contrasts with example 8 where there is unwavering agreement that this behavior is bestiality.

Example 9 divides the scholars similarly to example 7, depending on whether the dog is enjoying himself. Filmed oral sex with a dog is clearly against the church’s unnatural sexual acts and the state eagerly prohibits this behavior. Under the suggested definition, it might appear at first glance not to be Bestiality when A. is not engaging in the act for the purpose of her own sexual pleasure, but rather for money. However, our definition of bestiality is not limited to A’s sexual gratification, but prohibits bestiality whenever there is a purpose of sexual gratification. In this instance, the willing buyers of the pornography satisfy the purpose of sexual gratification requirement. The filming of the act suggests that there a market for it. If the same act was not filmed, then the burden would be on the participants to explain their actions, if they contend they were not deriving sexual gratification from it.

Finally, it is undisputed that example 10 is bestiality. It is cruel to the animal (Beirne), unnatural sexual acts (Church), deviate sexual behavior (State), and it involves sexual contact between a human and non-human for sexual gratification (the suggested definition). The purpose of example 10 is to stress the problem of poorly worded definitions of bestiality such as the “detestable act between man and beast.” This definition had to be reinterpreted by courts to determine whether a duck is considered a beast under the common law.[14]

To review, if our intuitions regarding bestiality are correct, than our definition should prohibit examples 6-10, which it does, and exclude examples 1-4. It is superior to the religious definition which is broadly defined condemns many acts that the State has determined privacy protects; it is preferable over the amorphous secular definitions that are often vague and reinterpreted by the will of the judiciary; and it is more exact than the academic definitions that turn on whether the animal takes pleasure in the act, which is usually impossible to accurately determine. Having explored the scope of bestiality we next turn to the current state of the law to see if it appropriately prohibits bestiality.


NDLT : Cette partie s'arrête à la page 7, avant le chapitre "The State of the Law"


NDLT : Ce passage commence page 23


Grâce à un test d'équilibre mentale, un État pourrait interdire un acte seulement si les dommages portés au protagoniste l'emporteraient sur les libres intérêts dudit protagoniste.

En vue de punir correctement les méfaits commis, l'État devrait considérer un large panel de possibilités. Ces possibilités comprennent le risque de préjudice pour l'intéressé, le montant de dommages causés par l'intéressé, et si l'intéressé a assumé ce risque.

Si l'État pèse avec précision ces préjudices et se voit obliger de prohiber une activité, il doit le faire de la manière la moins restrictive possible pour atteindre son but. Pour illustrer, considérons l'exemple des narcotiques. Si une personne prend de la drogue, le risque et la sévérité du préjudice dépendra du type de drogue. Certaines drogues provoquerons plus de risques et de plus sévères préjudices que certaines autres. Pour qu'un État interdise la drogue il doit avoir été établi que les risques pour la personne ont dépassés les effets dommageables sur la liberté.(autrement dit il faut que le produit face un mal psychique ou physique jugé plus grave que la dépendance envers ledit produit)

Après avoir fixé cette limite, l'État doit absolument utiliser les manières les moins restrictives pour atteindre son but. Proscrire les dangereux narcoleptiques serait une bonne façon de protéger les personnes et permettrait d'atteindre le but fixé par un moyen qui n'est pas trop restrictif, à contrario bannir l'ensemble des produits pharmaceutiques serait excessif.

La prise de risque est une autre considération. Afin d'assumer pleinement le risque lié au préjudice notre individu ne peut pas se tromper sur sa conduite ou se tromper sur les risques qu'entraîne sa conduite. Si par exemple notre individu croit qu'il allume une cigarette ordinaire alors qu'en réalité il s'agit de cyanure nous n'hésiterons pas à le stopper sur le champs. Or alternativement, si notre individu choisi de fumer car il pense que cela pourra soigner son asthme, l'État devra alors intervenir. Dans un tel cas les usines argumenteront que l'État doit être limité à éduquer ou persuader les personnes de ne pas fumer au vue des risques actuelles mais, l'Etat ne peut pas restreindre les personnes de fumer via la voie pénale.


Il n'y a pas de solution facile pour ce débat. Ainsi plutôt que de prendre parti j'expliquerai pourquoi les lois concernant la bestialité échappent à ce principe. Les lois interdisant la bestialité ne sont pas justifiées au travers du « Legal Paternalisme » (le paternalisme légale est la justification d'une loi à l'encontre d'une action quand celle-ci dégrade la personne visée d'où l'exemple de la drogue ci-dessus) aussi bien en pratique qu'en théorie.

Rappel de la partie I: les lois contre la bestialité sont là pour prévenir l'immoralité. Les états prohibent plus les actes à l'encontre de la morale ou/et de la décence que les préjudices pouvant être causé à l'individu. Rappelez vous néanmoins que Washington, et c'est l'unique exception, passa outre cette loi en 2006 en partie en réponse à la mort d'un de ses citoyens suite à la relation zoophile que ce dernier avait eu avec un cheval. Ce cas de figure suit le cadre du « legal paternalism» car l'État interdit une action qui peut porter gravement préjudice à l'intéressé.


Cependant deux points peuvent être mis en opposition, le tout premier est que le cas de l'Enumclaw (ville de l'État de Washington où se sont déroulés les faits) est extrêmement rare. L'inspecteur de police Eric Sortland était choqué par la tournure des évènements: « dans les tout rare cas où cela arrive c'est l'humain qui s'en prend à l'animal. » Comme le risque pour le zoophile est faible la balance devrait pencher en faveur de la liberté.

Le second point serait que les lois concernant la bestialité ne sont actuellement pas le moyen le moins restrictif pour atteindre le but fixé par la loi (ici la protection du zoophile).

Tous les États qui bannissent la bestialité bannissent également tout contact à caractère sexuelle entre l'homme et l'animal sans distinction de rôle (actif/passif). Washington par exemple à bannit un grande liste de pratique zoophile, quelques une d'entre elles ne posaient aucun problème de santé à l'humain concerné. Si un État se sent obligé d'adopter des lois concernant la bestialité pour protéger le bien-être de ses citoyens, ces lois doivent viser les cas où il peut y avoir préjudice pour l'humain.


Il existe un autre aspect paternaliste possible favorable à la suppression de la bestialité. Les États pourraient justifier cette suppression, et encore aucun ne l'a fait, afin de prévenir le risque de transmission de maladie de l'animal à l'homme. Cette crainte, si elle est fondée, serait une approche paternaliste appropriée. J'ajoute cependant, que cette crainte n'est pas rationnelle et que le risque de transmission de maladie est si faible que les États ne pourraient simplement pas justifier l'interdiction de la bestialité. De nos jours, seul un nombre très restreint de cas de bestialité se passe avec des animaux non-domestiqué. Le temps de la chasse à travers la forêt pour trouver son partenaire est terminé. Depuis que l'animal a été domestiqué les propriétaires ont intérêt de tenir l'animal en bonne santé et de connaître ses habitudes. En effet, on peut penser qu'il est étranger pour un propriétaire d'animaux de forniquer avec son bétail ou son/ses animaux de compagnie si ceux-ci sont malades. Vu l'étrangeté et la rareté d'un tel cas il n'est pas nécessaire de promulguer une loi.

En résumé, le « legal paternalism » pourrait être une défense justifiable, néanmoins les États ne peuvent pas s'appuyer sur cette théorie pour interdire la zoophilie du fait du peu de cas où l'humain est blessé.


Prévenir les préjudices pour les autres

Une troisième possibilité pour justifier l'interdiction de la bestialité serait le fait qu'elle soit considérée comme une offense envers les autres. Ce principe suggère qu'il est bien pour le États de promulguer des lois afin de protéger les citoyens contre l'apparition d'un comportement détestable. Les exemples classiques sont la discrimination envers les symboles religieux ainsi que la profanation des habitations. Quoi qu'il en soit, ce principe n'a aucun rapport avec ce qui nous intéresse. Tout d'abord la personne offensée souffre de dégout, qu'il attribue à la conduite erronée de la personne, ce qui fait ressentir à la personne visée par ce dégout une culpabilité. Une fois qu'un délit a été établi, Pour qu'un État interdise cette infraction, il doit peser le délit et le préjudice commis. IL doit savoir en ce qui concerne le délit: son intensité, sa durée et son étendue, les autres options offertes à l'accusé pour éviter ce délit, le calcul des risques encourus par la victime, l'évaluation de la sensibilité de la victime après coup..

Mais la vérification et la mise en place de tels moyens entraîne des coûts financiers et également une débauche de moyens très importants pour une utilisation rare.

Feinderg parle explicitement de la zoophilie dans son livre, et questionne avec une série d'exemples le lecteur sur ses prétentions et ses préjugés concernant la zoophilie. Dans son livre: « Story27 » le lecteur se voit envisager sa réaction à ce qui suit:

Un passager prend place à côté de vous. Il ou Elle garde le chien calme et commence d'abord par le caresser d'une manière familière et normale, mais soudainement, les caresses cèdent la place à un baiser. Ce qui est un geste plus qu' affectueux, disons érotique. Finalement vous êtes témoin d'un contact buccale entre le/la passagère et les parties génitales du chien.

Pour Feinberg, ceci peut être classé en tant qu'offense qu'on peut qualifiée de « dégoutante » car elle a passé le test dit de dégout. Cependant, pour acter une loi à l'encontre d'un comportement offensant, ledit comportement doit être plus que dégoutant. Le délit doit dépasser la simple entorse à la bienséance. L'exemple de Feinberg sur la zoophilie semble satisfaisant pour faire appel au principe.

NDLT : Ce passage s'arrête page 27, avant la phrase : "The innocent bus passenger has suffered a disliked state. That
state is attributed to the wrongful conduct of another, and the offended resents the
zoophile for causing him to endure that mental state.".

Références

  1. Brundage, James A. Law, Sex, and Christian Society in Medieval Europe 207 The University of Chicago Press (1987).
  2. 25 Henry VIII (1533), c.6; Graham Parker, Is a Duck an Animal? An Exploration of Bestiality as a Crime, Criminal Justice History: An International Annual, 95, 102 (1986).
  3. See appendix, esp. South Carolina, Alabama, North Dakota, and Pennsylvania.
  4. See generally Piers Beirne, Peter Singer’s “Heavy Petting” and the Politics of Animal Sexual Assault, 10 Critical Criminology 43-55 (2001).
  5. See Adams, Carol J. Deena-the World’s Only Stripping Chimp, 3 Animals’ Voice Magazine 1, 72 (1990).
  6. See Piers Beirne, Rethinking bestiality: Towards a concept of interspecies sexual assault, 1(3) Theoretical Criminology 317, 327 (1997).
  7. When the word Bestiality is capitalized, it specifically refers to the suggested definition of bestiality opposed to the church definition or a statute-based definition.
  8. See Beirne (1997) at 327.
  9. Dekkers, Midas. Dearest Pet On Bestiality 57 (Paul Vincent trans., Verso 2000) (1992).
  10. Beirne (1997) at 328.
  11. Id.
  12. Peter Singer, Heavy Petting, Nerve.com (2001) available at http://www.nerve.com/opinions/singer/heavypetting/.
  13. See Dekkers at 64-65.
  14. The question was decided in the affirmative in an unreported 1877 English case, see Parker F.N. 2 at 105; see also Murray v. State 143 N.E. 290 (In. 1957) (holding a chicken is a beast for purposes of Indiana’s statute prohibiting the abominable and detestable crime against nature with a beast).