Zoophilie

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Zoophilie, du Grec ancien ζῷον (zṓion, "animal") et φιλία (philia, "amitié" ou "amour"), aussi connue sous le nom de bestialité, désigne la pratique sexuelle entre les humains et les animaux ou ou préférence ou fixation à l'égard de telles pratiques. Une personne qui pratique la zoophilie est dite un ou une zoophile.[1]


En dépit du fait que les relations sexuelles avec les animaux restent pénalisées dans certains pays, la zoophilie n'est pas explicitement condamnée dans d'autres. Dans la plupart des pays de tels actes sont illégaux étant considérés comme des actes de cruauté envers les animaux par la loi ou encore des crimes contre-nature.


Terminologie

Le mot est employé dans le sens premier du mot, tel que le Dictionnaire historique Le Robert le définit : s’applique à une personne qui manifeste de l’intérêt pour les animaux, à ce qui marque de l’intérêt pour eux et spécialement à quelqu’un qui pratique la zoophilie (1859) ; zoophilie s’oppose à zoophobie et désigne aussi une sympathie plus ou moins pathologique pour les animaux (1894) ; zoophilie est employé aussi en psychiatrie comme synonyme de bestialité (1933)[2].

Le terme "zoophilie" a été introduit dans le domaine de la recherche sur la sexualité dans Psychopathia Sexualis (1886) par von Krafft-Ebing qui décrivit un grand nombre de cas de ce qu'il appelle des "violations d'animaux (bestialité)"[3], ainsi que des cas de "zoophilia erotica"[4], qu'il définit comme une attraction sexuelle envers la peau des animaux ou la fourrure. Il utilisait le terme "zooerasty" pour décrire la paraphilie concernant l'attirance sexuelle exclusive envers les animaux[5] mais ce terme est devenu inusité.

La zoophilie fait à la fois référence à l'activité sexuelle avec les animaux (bestialité), au désir de le faire ou à la paraphilie du même nom qui requière une préférence définitive pour les animaux sur les humains comme partenaires sexuels.

Certains zoophiles et quelques chercheurs font une distinction entre la zoophilie et la bestialité utilisant le premier terme pour décrire le désire de former une relation affective et sexuelle avec les animaux et le dernier pour décrire les actes sexuels seuls. Masters (1962) utilise le terme "bestialiste" spécifiquement dans cette situation dans son travail sur le zoosadisme où il fait référence au plaisir dérivant de la cruauté envers les animaux. Stéphanie La Farge, professeur assistant en psychiatrie à la New Jersey Medical School et directeur du Counseling au ASPCA, écrit que deux groupes peuvent être distingués: les bestialistes qui violent ou abuse des animaux et les zoophiles qui conçoivent un attachement sexuel et émotif à l'égard des animaux.[6] Williams et Weinberg étudièrent des personnes s'auto-identifiant comme zoophiles par internet et montrèrent que leur conception du terme impliquait de l'attention à l'égard du bien être et du plaisir animal, et qu'ils mettaient particulièrement l'accent sur le fait qu'ils considéraient obtenir leur consentement par opposition à leur conception des bestialistes qu'ils définissaient comme des personnes seulement préoccupées par leur propre gratification. Williams et Weinberg citent également un journal anglais prétendant que zoophile est le terme utilisé par les apologistes de la bestialité[7]

Les termes plus récents "zoosexuel" et "zoosexualité" ont été utilisés depuis les années 80 (cité par Miletski, 1999) pour faire référence à une orientation sexuelle. Les pornographes utilisent parfois les termes "dogsex" et "farmsex."

Ernest Bornemann (1990, cité par Rosenbauer 1997) innova en réservant le terme "zoosadisme" pour ceux dont le plaisir dérive du fait d'infliger du mal à un animal, parfois avec une composante sexuelle. Certains cas de horse-ripping ont parfois une connotation sexuelle mais rien ne permet de parler ici de zoophilie.[8]

Extention de l'occurence

Le rapport Kinsey évalue de manière controversée le pourcentage de personnes qui ont déjà eu une interaction sexuelle avec des animaux au cours de leur vie à 8% des hommes et 3,6% des femmes et affirme que seulement dans 40 à 50% des cas il s'agissait de personnes vivant près de fermes[5]plusieurs auteurs mirent en cause par la suite ces résultats car l'étude n'était pas basée sur un échantillon aléatoire et parceque des prisonniers avaient été inclus causant des biais de sélection. Martin Duberman a écrit qu'il était difficile d'obtenir un échantillon aléatoire dans la recherche sur la sexualité, et même lorsque Paul Gebhard, un successeur de Kinsey a retiré les prisonniers de l'échantillon il trouva des résultats comparables.[9]

En 1974, la population rurale a décliné aux États-Unis de 80% par rapport à 1940 réduisant du même coup les opportunités de vivre à proximité d'animaux. L'étude menée par Hunt en 1974 suggère que ce changement démographique a conduit à un changement significatif dans l'occurence rapportée de la zoophilie. Il y avait alors 4,9% des hommes (1948: 8,3%) et 1,9% (1953: 3,6%) qui déclaraient en 1974 avoir eu des rapports sexuels avec des animaux au cours de leur vie. Miletski considère qu'il s'agit non pas d'une réduction d'intérêt mais d'une réduction d'opportunité[10].

L'ouvrage de Nancy Friday publié en 1973 sur la sexualité des femmes , My Secret Garden, comprend environ 190 fantasmes de différentes femmes. Parmi ceux-ci 23 impliquent une activité zoosexuelle[11].

Dans une étude, des patients en psychiatrie avaient un taux de prévalence significativement plus élevé (55%) de bestialité rapportée qu'il s'agisse de contacts sexuels (45%) ou de fantasmes (30%) que le bras controle de patients médicaux (10%) ou le personnel psychiatrique (15%)[12]. Crépault et Couture (1980) rapportaient que 5,3% des hommes qu'ils avaient enquêtés avaient fantasmé d'avoir une activité sexuelle avec un animal au cours d'un rapport hétérosexuel[13]. Une étude de 1982 suggérait que 7,5% de 186 étudiants universitaires avaient déjà interagi sexuellement avec un animal[14].

Les fantasmes sexuels concernant des actes zoosexuels peuvent intervenir chez des personnes qui ne désirent pas les avoir dans la réalité. Nancy Friday note que la zoophilie est un fantasme qui peut permettre de s'échapper des attentes, des restrictions et des jugements culturels à l'égard du sexe. Un intérêt fréquent et une excitation sexuelle à regarder des animaux copuler est cité comme un indicateur de zoophilie latente par Massen (1994). Masters (1962) dit que les tenancières de maisons closes avaient l'habitude d'organiser des spectacles d'accouplement d'animaux parce qu'elles s'étaient aperçu que cela excitait leur clientèle et que cela pouvait encourager leurs clients à s'engager dans de la bestialité[15].

Plusieurs études ont mis en évidence que les femmes avaient des réponses vaginales plus fortes en visionnant des films montrant des bonobos qui copulent qu'avec des stimuli non sexuels[16][17]

Statut légal

Voir l'article principal: loi

Sous de nombreuses juridictions toutes formes d'actes sexuel avec les animaux sont interdits. D'autres encadrent seulement les mauvais traitements envers les animaux sans mention spécifique de l'activité sexuelle. Dans certains pays comme le Danemark, la bestialité n'est pas illégale. Elle est en revanche actuellement illégale au Canada, aux Pays-Bas et dans la pluparts des états États-Unis, en Australie (à l'exception de l'ACT [ndt:?]) et en Nouvelle-Zélande. Au Royaume-Uni seuls les actes pénétratifs sont illégaux.[18] Des pays comme la Belgique, l'Allemagne et la Russie sont entre les deux: ils permettent l'activité sexuelle avec des animaux mais prohibent la promotion de la pornographie animale.[19]

Les lois sur la zoosexualité sont souvent provoquée par des incidents spécifiques.[20] Tandis que certaines lois sont très spécifiques, les autres emploient des termes vagues comme la "sodomie" ou la "bestialité" qui manquent de précision juridique et manquent principalement de clarté sur les actes réellement couverts. Par le passé, certaines lois ont pu être rédigées par crainte que la pratique sexuelle avec un animal puisse conduire à l'apparition de monstruosité ainsi que parce qu'elle était jugée offensante. Les lois actuelles contre la cruauté se concentrent principalement sur le bien être animal.[21]

Parmi les considérations légales notables figure la Suède, où un rapport en 2005 par l'Agence gouvernementale suédoise du bien être animal exprima des préoccupations à l'égard de l'augmentation du nombre de cas de horse-ripping. L'agence considéra que la législation sur la cruauté à l'égard des animaux n'était pas suffisante pour protéger les animaux des abus et avait besoin d'être mise à jour, mais conclut dans cet arbitrage qu'une interdiction n'était pas nécessaire.[22]. En Nouvelle Zélande, la loi criminelle de 1989 a envisagé la suppression de la zoophilie des atteintes criminelles et considéré à la place qu'il s'agissait d'une question de santé mentale. Ce ne fut finalement pas le cas et il est toujours possible d'y être poursuivi pour zoophilie.[23]

Certains pays ont déjà eu des lois contre les célibataires vivant avec des animaux femelle comme les alpacas. S'accoupler avec une femelle alcapa est toujours illégal au Pérou.[24]

Santé et sécurité

Voir l'article principal: Zoophilie et santé

Les infections qui sont transmises des animaux aux humains sont appelées zoonoses. certaines zoonoses peuvent être transmises lors de simples contacts, mais d'autres peuvent plus particulièrement se transmettre à travers l'exposition des humains au sperme et aux fluides vaginaux, à l'urine, à la salive, aux scelles ou au sang des animaux. La Brucellose, la fièvre Q, la leptospirose sont des exemples de zoonoses. De ce point de vue l'activité sexuelle avec des animaux peut présenter un risque de santé. Par ailleurs, des réactions allergiques au sperme animal peuvent survenir [ndt: comme pour tout contact avec les animaux].

Des morsures ou autres traumatismes liés à la pénétration ou des écrasements peuvent avoir lieu.

Zoophiles

Zoophilia non sexuelle

L'amour des animaux n'est pas nécessairement sexuel par nature. En psychologie et en sociologie, le mot "zoophilie" est parfois employé sans implications sexuelles. Être préoccupé par les animaux en général ou les animaux domestiques est bien accepté dans la société et même cela est parfois ridiculisé, cela est habituellement respecté ou toléré.

Néanmoins, le mot zoophilie est utilisé pour désigner une préférence sexuelle envers les animaux qui est considérée[25] comme une paraphilie et à la différence du fait de s'occuper des animaux sans intention sexuelle ou romantique, elle n'est pas socialement acceptée. Certaines personnes se considèrent zoophiles sans avoir jamais eu de rapports sexuels avec des animaux. Les personnes qui s'identifient comme zoophiles pensent ressentir un amour pour les animaux plus romantique que sexuel et selon eux cela les rend différents de ceux dont les motivations pour des actes de bestialité sont strictement sexuelles[26]. Cependant, ceux-là peuvent très bien ne pas mettre non plus en pratique leur attraction sexuelle pour les animaux.

Zoophiles et autres groupes

Les zoophiles sont souvent confondus avec les furries ou therians (ou "weres") qui sont des personnes intéressées par l'anthropomorphisme ou des personnes qui pensent partager certaines sortes de connexion profonde avec les animaux (spirituelle, émotionnelle ou autre). Même si l'appartenance à ces différents groupes se recoupe probablement en partie, il n'est pas vrai de prétendre que tous les furs ou therians ont un intérêt sexuel à l'égard des animaux (subconscient ou autre). De nombreux furs apprécient l'art érotique anthropomorphique ainsi que la compagnie des animaux, mais n'ont aucun désir d'étendre leur intérêt au-delà d'une affinité émotionnelle à une activité sexuelle. La taille de ce groupe n'est pas connue, mais les zoophiles sont sans doute minoritaires[27][28] dans la mouvance furry et peuvent même y faire l'objet de discrimination comme pratiquant des actes considérés comme cruels à l'égard des animaux. L'expression de son fur fétichisme et le fursuiting sont généralement considérés comme des forme de déguisement plutôt que comme l'expression d'un intérêt zoosexuel et sont généralement légales. Toutefois, certains furries pourraient plus facilement accepter les zoophiles.

Pour finir, la zoophilie n'a pas de rapport avec les jeux de rôles d'homme animal (puppy ou pony play également connus sous le nom de petplay) ou de fantasme de transformation animale, où une personne peut agir comme un chien, un poney, un cheval ou un autre animal tandis qu'un partenaire sexuel agit comme un cavalier, un dresseur ou un partenaire de monte. Ces activités sont des jeux de rôle sexuels dont le thème principal et la réduction volontaire ou involontaire ou la transformation d'une personne humaine au statut animal, et se concentrent sur l'espace spirituel altéré créé. Elles n'ont ni connection implicite ni motivation commune avec la zoophilie[29] Similar views are given on the disclaimers to other animal roleplay sites[30]. Elles relèvent habituellement plutôt des pratiques BDSM.

Communauté zoophile

L'existence d'une communauté zoophile ou d'une sous-culture monolithique est controversée. Qu'il s'agisse ou non d'une communauté, les grandes lignes suivantes présentent une rapide description du monde social des zoophiles tel qu'il existe aujourd'hui.

Une étude internet menée à partir de participants recrutés sur internet a montré qu'avant la généralisation des réseaux informatiques, la plupart des zoophilies n'auraient pu entrer en contact entre eux. Pour la plupart ils avaient ces pratiques secrètement ou n'en parlaient seulement qu'à des amis en lesquels ils pouvaient avoir confiance ou parfois leur famille ou leur partenaires. Internet et ses prédécesseurs ont permis aux gens de faire des recherches sur des sujets de discussion concernant la zoophilie ou de rechercher des informations dans un domaine qu'il était relativement difficile d'aborder précédemment en toute sécurité et dans l'anonymat. Grâce aux sortes de journaux intimes qu'offrent les blogs et leur anonymat, les zoophiles ont pu trouver une opportunité idéale pour y faire leur comming out et évoquer leur sexualité[31]. Comme pour de nombreux autres modes de vie alternatifs, des réseaux plus importants se sont formés dans les années 1980 avec la généralisation de l'accès aux réseaux sociaux informatisés à domicile[32].

De tels développement en général avaient déjà été décrits par Markoff en 1990; les ordinateurs signifièrent pour des personnes qui résidaient à plusieurs milliers de kilomètres qu'ils pouvaient ressentir l'intimité de résider dans un petit village ensemble [traduction à revoir:"computers meant people thousands of miles apart could feel they had the intimacy of being in a small village together"][33]. On a dit du très populaire newsgroup [34] alt.sex.bestiality qu'il était dans le 1er % des newsgroups de plus d'intérêt, soit parmi les 50 premiers d'environ 5000 newsgroups, sa réputation repose au départ sur l'humour[35] puis se développe avec des bulletin personnels et des intervenants, au premiers desquels Sleepy's multiple worlds, Lintilla, et Planes of Existence qui furent parmi les premiers médias de groupe de ce genre à la fin des années 80 et au début des années 90 qui ont rapidement rassemblé des zoophiles. Certains d'entre eux ont également créé des pages web personnelles ou des forums internet. Vers 1992-1994, il devient approprié de dire qu'un large réseau social internet a émergé[36]. Il est d'abord centré autour de ce premier newsgroup qui de 1990 à 1996 est progressivement devenu un groupe de discussion et de support [37][38][39][40] Le newsgroup incluait des informations sur les questions de santé, la législation à l'égard de la zoophilie, de la bibliographie, et des événements communautaires.[41]

Weinberg and Williams observent qu'internet peut socialement intégrer un nombre incroyablement large de personnes. Dans le Rapport Kinsey, les contacts entre les amoureux des animaux étaient plus localisés et limités à des compatriotes masculins dans certaines communauté rurales. Aussi, si les garçons de ferme de Kinsey pouvaient faire partie d'une culture rurale dans laquelle le fait d'avoir des relations sexuelles avec des animaux appartenait à la sexualité, elle ne définissait pas cette communauté. La communauté zoophile n'est pas particulièrement importante comparée à d'autres sous-culture qui font l'usage de l'internet, ainsi Weinberg et Williams considèrent que ses objectifs et ses conceptions changeront peu au fur et à mesure qu'elle s'agrandira. À la différence de ce que Ross et al. (2000) ont suggéré à propos des hommes gays particulièrement actifs sur internet, il est peu probable qu'ils ne puissent être informés d'une sous-culture importante puisqu'elles sont peu nombreuses. Weinberg et Williams pensent que les groupes virtuels vont conduire au développement de sous-culture[32].

Il existe également des sites web qui ont pour but d'offrir un support et une assistance sociale pour les zoophiles (y compris des ressources pour aider et secourir des animaux abusés ou maltraités) mais ils ne sont généralement pas publics. Ce genre de travail est souvent engagé pour répondre aux besoins des individus ou d'amis au travers du réseau social ou de vive voix. Une des premières tentatives de créer une structure d'aide et de support ciblée sur les problématiques sociales et psychologiques fut le newsgroup soc.support.zoophilia qui fut proposé en 1994 mais parvint faiblement à atteindre les 2/3 de majorité nécessaire pour être créé. Le groupe de support Allemand "Interessengemeinschaft Zoophiler Menschen ("zoophile interest group") a été un groupe de soutien.[42]

Perspectives sur la zoophilie

Perspectives psychologiques, psychiatriques et recherche

La question de la zoophilie a été partiellement discutée par diverses disciplines: la psychologie (l'étude de l'esprit humain), la sexologie (une discipline relativement nouvelle qui s'intéresse principalement à la sexualité humaine), l'éthologie (l'étude du comportement animal) et l'anthrozoology (l'étude des interactions hommes-animaux et leur attraction).

La nature de l'esprit animal, des structures et des processus mentaux, de leur conscience de soi, de leur perceptions ou de leurs émotions et de leur représentation du monde sont étudiés au travers de la cognition animale et explorés parmi plusieurs branches spécialisées des neurosciences comme la neuroethologie.

La zoophilie peut également être abordée par certaines disciplines non scientifiques comme l'éthique, la philosophie, la loi et le droit des animaux ou la défense du bien être animal. Elle peut également être abordée par la sociologie qui peut s'intéresser tant au zoosadisme en examinant les contextes et les questions posées par les maltraitances ou la zoophilie non sexuelle en envisageant le rôle des animaux comme support émotionnel ou animal de compagnie pour les humains. La zoophilie peut également entrer dans le champ de la psychiatrie s'il devient nécessaire de considérer sa signification dans un contexte clinique ou criminologique puisque dans de nombreux pays elle est considérée comme un crime ou parce qu'elle est parfois envisagée comme un précurseur d'autres crimes sexuels.

La psychologie considère habituellement la zoophilie comme un trouble mental. Le DSM-III-R publié par l'APA en 1987 statue cependant que les contacts sexuels avec les animaux ne sont presque jamais des problèmes cliniques significatifs en eux-mêmes.[43] Ils peuvent être le reflet d'une expérimentation sexuelle lors de l'enfance ou du manque d'autres occasions d'expression sexuelle. Le désire exclusif pour les animaux plutôt que pour les humains est considéré comme une paraphilie rare et les personnes qui en souffraient présenteraient également d'autres paraphilies.[44] Les zoophiles ne chercheraient pas habituellement d'aide pour leur situation et de ce fait n'attirent pas l'attention des psychiatres pour ce qui considère la zoophilie elle-même.[45] La zoophilie figure dans la classification des autres paraphilies dans le DSM-III et IV. L'Organisation Mondiale de la Santé a adopté la même position en listant la préférence sexuelle pour les animaux dans sa Classification Internationale des Maladies (CIM-10) parmi les "autres troubles de la préférence sexuelle".[46]

Selon le DSM-IV (le Manuel diagnostic et statistique de l'Association psychiatrique Américaine (APA)) le diagnostique de zoophilie chez un individu requiert comme les autres paraphilies sans que cela ne soit accompagné de détresse ou d'interférence avec le fonctionnement normal de l'individu.[47]

La première étude détaillée de la zoophilie date d'avant 1910. Les recherches scientifiques proprement dit ont commencé autour de 1960. Cependant, nombre de citations fréquentes employées dans des publications comme l'ouvrage de Miletski n'ont pas été publié dans des journaux à comité de lecture. Plusieurs livres contemporains significatifs ont été publiés sur la zoophilie comme ceux de Masters (1962), à celui de Beetz (2002) et tous rassemblent et s'accordent sur quelques grandes conclusions:

  1. L'aspect critique à étudié était émotionnel, relationnel et lié aux motivations, aussi il était important de ne pas considérer seulement ou juger les actes sexuels seuls de manière isolée, ou encore comme des actes sans regarder plus loin. (Masters, Miletski, Beetz)
  2. Les émotions et les soins prodigués à l'égard des animaux sont réels, relationnels, authentiques et (dans la mesure de la capacité animale) réciproques. Ils ne sont pas seulement substitutifs un moyen d'exprimer ses sentiments (Masters, Miletski, Weinberg, Beetz). Beetz pense qu'il ne s'agit pas d'une inclinaison choisie.[48]
  3. La plupart des zoophiles ont (ou ont également eu) de longues relations avec des humains tout autant ou parallèlement à leurs relations zoosexuelles (Masters, Beetz).[49]
  4. La Société en général est actuellement considérablement désinformée au sujet de la zoophilie, ses stéréotypes et sa signification (Masters, Miletski, Weinberg, Beetz).[50] Beetz commentant le travail de Peven [51] qui affirme que les zoophiles prennent leur plaisir dans l'absence de défense des animaux parcequ'ils auraient échoué à établir des relations humaines équitables, considère que cela ne devrait au moins pas inclure toutes les personnes qui ont des relations sexuelles avec des animaux et que les auteurs auraient dû restreindre leur commentaire à une zoophilie réelle, permanente et exclusive telle que définie dans le DSM-IV.[52]
  5. Contrairement à la croyance habituellement admise, il existe en fait un intérêt populaire significatif ou "latent" pour la zoophilie soit comme fantasme, soit à l'égard de la reproduction animale ou de sa réalité. (Nancy Friday, Massen, Masters)
  6. La distinction à faire entre la zoophilie et le zoosadisme est considérée comme importante et soulignée par chacune de ces recherches.
  7. Masters (1962), Miletski (1999) et Weinberg (2003) commentent chacun le préjudice social causé par cette confusion et les autres incompréhensions courantes: "Cela détruit la vie de nombreux citoyens".

Plus récemment la recherche s'est orientée dans trois nouvelle directions: La spéculation concernant le fait que certains animaux semblaient trouver du plaisir lors d'une relation zoosexuelle en l'absence de sadisme et développent une attraction affective.[53] Des découvertes similaires avaient également rapportées par Kinsey (cité par Masters), et d'autres plus tôt dans l'histoire. Miletski (1999) note que l'information sur le sexe avec les animaux sur internet met souvent l'emphase sur ce que les zoophiles considèrent donner du plaisir et comment identifier ce qui peut-être perçu comme un consentement avant de s'engager dans tel ou tel type de rapport. Certains chercheurs tentent de déterminer si la zoosexualité est plus proche d'une orientation sexuelle que d'un fétichisme, et des recherches assimilées sur l'émotion chez les animaux et leur capacité à choisir le plaisir sont constitutifs de leur opinion à l'égard de la zoophilie. Par exemple, Jonathan Balcombe affirme que les animaux font des choses pour le plaisir tout en disant que des propriétaires d'animaux ne seraient pas surpris d'une telle affirmation parce qu'elle ne serait pas nouvelle pour eux.[54] Toutefois, Jonathan Balcombe ne discute pas ni n'approuve la zoophilie en elle-même.

Beetz décrit le phénomène de la zoophilie ou de la bestialité comme résidant entre le crime, la paraphilie et l'amour. Toutefois, elle rappelle que la plupart des recherches ont été basées sur des cas rapportés de criminologie et que de ce fait ces cas impliqués fréquemment des violences et des pathologies psychiatriques. Elle explique que seulement quelques recherches récentes ont pris en compte des données issues de volontaires pris dans la communauté zoophile.[55] Comme toutes les études basées sur des volontaires, ce genre d'enquêtes et les enquêtes sur la sexualité en particulier présentent des biais de sélection.[56]

Perspectives religieuses

Plusieurs religions organisées ont adopté une position critique ou parfois condamné la zoophilie ou l'activité zoosexuelle avec certaines variations et exceptions.

Plusieurs passages du Lévitique (Lev 18:23 et 20:15-16 notamment) sont cités par les théologiens juifs, chrétiens et musulmans comme une dénonciation catégorique de la bestialité. Dans la deuxième partie de sa Summa Theologica, Saint-Thomas d'Aquin classe plusieurs "vices contre-nature" (actes sexuels résultant dans un "plaisir vénérien" plutôt qu'en vue de procréer) en fonction de leur gravité dans le pêché en concluant que le plus grave de ce ces pêchés est celui de bestialité.[57]. Certains théologiens chrétiens ont étendu l'idée contenue dans l'évangile de Saint-Mathieu au sujet de l'adultère au fait que la simple penser d'avoir des rapports sexuels avec des animaux était un pêché tout aussi grave. Dans l'Islam et dans le judaïsme cependant, avoir des pensées relatives au désir sexuel ne sont pas considérées comme des pêchés majeurs. Chez les juïfs, cela se rapporte à la catégorie des Avon qui sont des pêchés liés au manque de contrôle des émotions mais pas des crimes contre dieu.

Les vues à l'égard de la gravité de la zoophilie dans l'Islam semblent couvrir un large spectre. Il est possible que cela soit parce qu'elle n'est pas explicitement mentionnée ou prohibée dans le Coran ou parce que le sexe et la sexualité n'étaient pas traités comme des tabous dans les sociétés musulmanes au même degrès que dans le christianisme. Certaines sources proclament que la sexualité avec les animaux doit être abhorrée. La majorité des opinions la condamnent profondément comme la loi islamique est basée sur le Coran mais également la Sunnah (la vie du prophète) et le Hadith du prophète Muhammad. Nombre de Hadith ont stipulé la peine de mort pour des personnes qui s'étaient engagées dans des actes de bestialité[58], une position similaire à celle adoptée dans la tradition juive et dans l'ancien testament:

"Quiconque couvre un animal, tue le et tu le avec."

Narrateur: Abu Huraira and Ibn Abbas.

Reference: Sahih Al-Jami'a, page or number: 5938.

L'imam Khomeini, dans un livre souvent cité sur internet ("Tahrirolvasyleh") approuverait le fait d'avoir des rapports sexuels avec des animaux sous certaines conditions. Cependant il n'est pas évident que ce livre existe réellement et il peut s'agir d'une manipulation[59][60][61][62]. Bien que l'ouvrage soit largement diffusé, l'existence même d'un 4e volume est contestée. En l'absence de traduction vérifiée ou de sources fiables il n'est pas possible de vérifier son authenticité.

Il existe plusieurs courtes références dans les textes hindous relatifs à des figures religieuses engagées dans des activités sexuelles symboliques avec des animaux ainsi que des représentations explicites de personnages ayant des rapports sexuels avec des animaux parmi les milliers de sculptures des événements de la vie du complexe de temple de Khajuraho. Pour certains, ces descriptions sont en grande partie symboliques (le cheval étant par exemple un symbole de masculinité) et ne doivent pas être comprises littéralement[63]. La doctrine orthodoxe indienne considère que les rapports sexuels doivent être restreints dans le cadre des couples mariés et interdirait de ce fait les rapports zoosexuels. Une peine plus importante serait liée au fait d'avoir eu des relations sexuelles avec une vache sacrée par rapport à d'autres animaux [absence de source].

Le Bouddhisme aborde la conduite sexuelle d'abord en termes de ce qui cause du dommage à soi ou aux autres et les positions traditionnelles contre la méconduite sexuelle sont généralement interprétées à l'époque moderne comme une prohibition des rapports zoosexuels tout autant que de la pédérastie, l'adultère, le viol ou la prostitution. Plusieurs activités sexuelles, au rang desquelles celles avec les animaux, sont expressément interdites aux moines et aux nones bouddhistes.

Perspectives historiques et culturelles

Les rapports sexuels avec les animaux ne sont pas un nouveau phénomène. Par exemple, ce comportement est mentionné dans la Bible[64]. Dans la grotte de Val Camonica du Nord de l'Italie, des peintures rupestres datant au moins de 8000 avant J.C. figurent un homme qui va pénétrer un animal. Raymond Chirstinger interprète ces figures comme la démonstration du pouvoir d'un chef tribal[65]. On connaît peu de chose sur la signification de cette représentation et sur le fait que cette pratique était acceptée[66].

(à continuer)

Media discussion

Pornographie

Critiques de la zoophilie et des relations zoosexuelles

Préoccupations des défenseurs de la cause animale

Livres, articles et documentaires sur la zoophilie

Académiques et professionnelles

  • Andrea Beetz Ph.D.: Bestiality and Zoophilia (2005), ISBN 978-1-55753-412-5
  • Andrea Beetz Ph.D.: Love, Violence, and Sexuality in Relationships between Humans and Animals (2002), ISBN 978-3-8322-0020-6
  • Christopher M. Earls and Martin L. Lalumiere: A Case Study of Preferential Bestiality (Zoophilia), 2007, Sexual Abuse: A Journal of Research and Treatment, 14(1), 83-88.
  • Professors Colin J. Williams and Martin S. Weinberg: Zoophilia in Men: a study of sexual interest in animals in: Archives of sexual behavior, Vol. 32, No.6, December 2003, pp. 523–535
  • Ellison, Alfred, Sex Between Humans & Animals: The Psycho-Mythic Meaning of Bestiality, San Diego: Academy Press, 1970. [paperback, volumes 1 and 2]
  • Hani Miletski Ph.D.: Bestiality - Zoophilia: An exploratory study, Diss., The Institute for Advanced Study of Human Sexuality. - San Francisco, CA, October 1999
    • Hani Miletski Ph.D.: Bestiality/zoophilia - An exploratory study, 2000, Scandinavian Journal of Sexology, 3(4), 149-150.
  • Hani Miletski Ph.D.: Understanding Bestiality and Zoophilia, 2002, available at Hani Miletski's Homepage (Book review by Journal of Sex Research, May 2003)
  • Hans Hentig Ph.D.: Soziologie der Zoophilen Neigung (Sociology of the Zoophile Preference) (1962)
  • Harris, Edwin. Animals as Sex Partners, 1969
  • Havelock Ellis, Studies in the psychology of sex, Vol. V (1927) ch.4
    covering Animals as Sources of Erotic Symbolism—Mixoscopic Zoophilia—Erotic Zoophilia—Zooerastia—Bestiality—The Conditions that Favor Bestiality—Its Wide Prevalence Among Primitive Peoples and Among Peasants—The Primitive Conception of Animals—The Goat—The Influence of Familiarity with Animals—Congress Between Women and Animals—The Social Reaction Against Bestiality. online version
  • Josef Massen: Zoophilie - Die sexuelle Liebe zu Tieren (Zoophilia - the sexual love of/for animals) (1994), ISBN 978-3-930387-15-1
  • Kahn, Richard. Zoophilia and Bestiality: Cross-cultural Perspectives. In Marc Bekoff (ed.), Encyclopedia of Human-Animal Relationships. Greenwood Press, (2007).
  • Lindzey, A. "On Zoophilia". The Animals' Agenda, Westport: May/Jun 2000. Vol. 20, Iss. 3; p. 29.
  • Podberscek, Anthony L, Elizabeth S. Paul, James A. Serpell eds. Companion Animals and Us : Exploring the Relationships between People and Pets, Cambridge University Press. ISBN 978-0-521-63113
  • Roland Grassberger Ph.D.: Die Unzucht mit Tieren (Sex with Animals) (1968)
  • S. Dittert, O. Seidl and M. Soyka: Zoophilie zwischen Pathologie und Normalität: Darstellung dreier Kasuistiken und einer Internetbefragung (Zoophilia as a special case of paraphilia: presentation of three case reports and an Internet survey) - in: Der Nervenarzt : Organ der Deutschen Gesellschaft für Psychiatrie, Psychotherapie und Nervenheilkunde; Organ der Deutschen Gesellschaft für Neurologie, 2004, published online in German June 10 2004 (PDF) English machine translation

Autres ouvrages

  • Midas Dekkers: Dearest Pet: On Bestiality, ISBN 978-1-85984-310-9
  • Mark Matthews: The Horseman: Obsessions of a Zoophile, ISBN 978-0-87975-902-5
    (German translation: Der Pferde-Mann, 2nd Print 2004, ISBN 978-3-8334-0864-9)
  • Marjorie B. Garber: Dog Love, ISBN 978-0-641-04272-0
  • Gaston Dubois-Dessaule: Etude sur la bestialité au point de vue historique, médical et juridique (The Study of Bestiality from the Historical, Medical and Legal Viewpoint) (Paris, 1905)
  • Reprinted 2003 as -- Gaston Dubois-Desaulle: Bestiality: An Historical, Medical, Legal, and Literary Study, University Press of the Pacific (November 1, 2003), ISBN 978-1-4102-0947-4 (Paperback Ed.)
  • A.F. Neimoller:
    • Bestiality and the Law: A Resume of the Law and Punishments for Bestiality with Typical Cases from Fifteenth Century to the Present (1946)
    • Bestiality in Ancient and Modern Times: A Study of the Sexual Relations of Man and Animals in All Times and Countries (1946)
  • Marie-Christine Anest: Zoophilie, homosexualite, rites de passage et initiation masculine dans la Greece contemporaine (Zoophilia, homosexuality, rites of passage and male initiation in contemporary Greece) (1994), ISBN 2-7384-2146-6
  • Robert Hough: The Final Confession Of Mabel Stark (Stark was the world's premier tiger trainer of the 1920s, specializing in highly sexualized circus acts. She wore white outfits to hide the tiger's semen during mating rituals and foreplay, which the audience took to be vicious attacks.)
  • Otto Soyka: Beyond the Boundary of Morals

Imprimés et médias en ligne

  • The Joy Of Beasts (3 December 2000, Independent on Sunday, UK)
  • Heavy Petting (2001, Peter Singer Nerve.com)
  • Sexual Contact With Animals (October 1977, Pomeroy Ph.D.) (co-autheur des Rapports Kinsey)
  • All opposed, say "neigh" (1999, RiverFront Times, discussing the British documentary and Missouri's legislation)
  • A Goat's Eyes are so Beautiful (May 2004) "Tanya Gold, reviewing the Edward Albee play, finds that love affairs with pets are not as unusual as you'd think"

Cas notables

Film, télévision et radio

  • Animal passions (part of the Hidden Love series) (1999, follow-up sequel 2004, Channel 4, UK): Ofcom [the UK television regulator] reported that: "This was a serious documentary exploring a rare minority sexual orientation. Although the programme gave an opportunity for zoophiles to express their opinions, the effect was neither to sensationalise nor normalise their behaviour."
  • Sexe et confidences (April 2002, CBSC Decision C01/02-329, Canada): Hour-long sex information program hosted by sexologist Louise-Andrée Saulnier discussing zoosexuality. Covered folklore, academic studies and general information, plus telephone call-in from viewers describing their zoosexual experiences and stories they had heard.
  • Talk Sport Radio (December 2002, UK): Live talkshow interview with lifelong zoophile, followed by call-in discussion.
  • Night on Earth (1991): A taxi driver confesses to his passenger, a priest, of a sexual encounter he had with a sheep in his youth.
  • Animal Love (1995, Ulrich Seidl, Austria)
  • The animated series Drawn Together features a character named Captain Hero, who frequently shows traits of zoophilia.
  • Zoo (2007), a documentary of the life and death of Kenneth Pinyan, and those who came to Enumclaw for a similar reason. One of 16 out of 856 candidates awarded a place at the Sundance Film Festival 2007.
  • High School High (1996), When Clark (Jon Lovitz) is about to have sex with Victoria (Tia Carrere) in the dark, it's too dark for him to see and ends up having sex with her cat instead. Her cat is meowing in a painful manner.
  • Sleeping Dogs Lie (also known as 'Stay'):A romantic comedy in which a girl's engagement is heavily tested when she confesses to her fiance that when younger she performed oral sex on her dog .
  • Clerks 2:There is a scene where Randall, Dante, Jay, Silent Bob, and Elias sit in the Mooby's as they watch the "Sexy Stud" perform oral sex on "Kinky Kelly", a donkey, then ultimately stands up, when finished, and then begins to sodomize the animal. After the group is put in the drunk tank for the night, the "Sexy Stud" explains that the viewers won't face any jail time and that he'll receive a fine for animal cruelty. "The Sexy Stud" also refers to Zoophilia as "Interspecies Erotica".
  • Stealing Harvard, a dog tries to attack Duff (Tom Green) by biting his crotch but the dog enjoys how it feels in his mouth and does not let go. When Duff manages to get the dog off, he tries to lock him in a room but the dog somehow escapes and chases Duff in a sexual frenzy and succeeds in humping him. Duff had been involved in a crime with his friends and once they are caught, Duff and the dog are now satisfied with one another and are found cuddling.
  • Vase de Noces, a controversial Belgian art film about the disturbing sexual relationship between a man and his pig.
  • America's Sweethearts: Catherine Zeta-Jones' character's Doberman massages Billy Crystal's crotch with his snout.
  • The Fox Television's show House M.D. in the episode Sex Kills, there is a man in the clinic with a bruised ankle who claims to be having sex with a cow.
  • An unaired 1998 episode of The Jerry Springer Show, I Married a Horse.[67]

Notes

  1. "Zoophilia," Encyclopaedia Britannica, 2009; accessed January 24, 2009.
  2. Alain Rey, Dictionnaire historique de la langue française, Le Robert
  3. Richard von Krafft-Ebing, Psychopathia Sexualis, 1886, p. 561
  4. Richard von Krafft-Ebing, Psychopathia Sexualis, 1886, p. 281
  5. 5,0 et 5,1 D. Richard Laws and William T. O'Donohue,Sexual Deviance, page 391. Guilford Press, 2008. ISBN 9781593856052
  6. [http://www.riverfronttimes.com/1999-12-15/news/all-opposed-say-neigh Melinda Roth, "All Opposed, Say Neigh" dans Riverfront Times, 15 décembre 1991
  7. Zoophilia in Men: A Study of Sexual Interest in Animals Archives of Sexual Behavior, Volume 32, Number 6 (December, 2003).
  8. A. Schedel-Stupperich: Criminal acts against horses--phenomenology and psychosocial construct Dtsch Tierarztl Wochenschr. March 2002, vol. 109(3):116-9. Article in German.
  9. Richard Duberman: Kinsey's Urethra The Nation, November 3, 1997, pp. 40-43. Review of Alfred C. Kinsey: A Public/Private Life. By James H. Jones.
  10. Hunt 1974, cited and re-examined by Miletski (1999)
  11. Nancy Friday: My Secret Garden, Pocket Books. Revised edition 1998. ISBN 978-0671019877
  12. Alvarez WA, Freinhar JP., "A prevalence study of bestiality (zoophilia) in psychiatric in-patients, medical in-patients, and psychiatric staff", dans Int J Psychosom., 1991, 38(1-4), p. 45–7 [http://www.ncbi.nlm.nih.gov/sites/entrez?Db=pubmed&Cmd=ShowDetailView&TermToSearch=1778686
  13. Crépault C, Couture M, "Men's erotic fantasies, dans Arch Sex Behav, 1980, 9 (6), 565–81
  14. Story, M. D. (1982), "A comparison of university student experience with various sexual outlets in 1974 and 1980," Adolescence, 17, 737–747. Cited in Earls & Lalumiere (2007).
  15. R.E.L. Masters, Forbidden Sexual behavior and Morality, New York, Lancer Books Inc., 1962 (Section "Psychical bestiality").
  16. Chivers, Meredith L.,Seto, Michael C. Seto and Blanchard, Ray (2007). "Gender and Sexual Orientation Differences in Sexual Response to Sexual Activities Versus Gender of Actors in Sexual Films," Journal of Personality and Social Psychology, 93(6), 1108–1121.
  17. Chivers, M. L., & Bailey, J. M. (2005). "A sex difference in features that elicit genital response," Biological Psychology, 70, 115–120.
  18. http://www.opsi.gov.uk/acts/acts2003/ukpga_20030042_en_5#pt1-pb18-l1g69
  19. § 184a Verbreitung gewalt- oder tierpornographischer Schriften Distribution de publication de pornographie violente ou animale à Strafgesetzbuch
  20. Howard Fischer: Lawmakers hope to outlaw bestialityArizona Daily Star, March 28, 2006. En Arizona, les motifs pour légiférer étaient liées à la multiplication de cas récents.
  21. Posner, Richard, A Guide to America's Sex Laws, The University of Chicago Press, 1996. ISBN 978-0-226-67564-0. Page 207
  22. http://www.thelocal.se/article.php?ID=1357
  23. http://www.highbeam.com/doc/1P1-112105423.html NSW: New Zealand man charged with bestiality and animal cruelty
  24. [1] The Real Drug Abusers
  25. [2] The Corsini Encyclopedia of Psychology and Behavioral Science, page 1050
  26. [3] Law and Nature, page 252
  27. http://www.klisoura.com/ot_furrysurvey.php Klisoura's furry survey
  28. http://www.visi.com/~phantos/furrysoc.html The Sociology of Furry Fandom
  29. http://www.villagevoice.com/people/0137,taormino,28014,24.html Leather Puppy Love
  30. http://www.leatherdog.com leatherdog.com
  31. Montclair, 1997, cited by Miletski 1999 p.35
  32. 32,0 et 32,1 Weinberg and Williams
  33. Markoff, 1990).
  34. [4] google groups
  35. Miletski p.35
  36. Miletski (1999)
  37. Milteski (1999), p.35
  38. Andriette, 1996
  39. Fox, 1994
  40. Montclair, 1997.
  41. Donofrio, 1996.
  42. Miletski (1999) p. 22
  43. (Cerrone, 1991)
  44. [5] Sexual Deviance, page 391
  45. [6] What Every Patient, Family, Friend, and Caregiver Needs to Know about Psychiatry page 133
  46. International Statistical Classification of Diseases and Related Health Problems 10, F65.8 Other disorders of sexual preference
  47. Miletski, H. "Zoophilia -- Implications for Therapy," JSET, 26, 85-86.
  48. Beetz 2002, section 5.2.4
  49. Beetz 2002 section 5.2.4: "Plusieurs études (Donofrio, 1996; Miletski, 1999) ont montré que dans la vaste majorité des cas de zoophilie en dehors de l'activité zoosexuelle des activités sexuelles avec des partenaires humains ont également lieu... Même s'il y a un investissement émotionnel – souvent très intense – avec l'animal, parfois des partenaires sexuels ou non sexuels peuvent être identifiés chez les zoophiles (Miletski, 1999; Money, 1986)."
  50. Beetz (2002)
  51. (Kockott et al. 1997; Peven, 1996 p.403)
  52. Beetz, section 5.2.7
  53. Masters, 1962
  54. http://www.guardian.co.uk/science/2006/may/29/animalbehaviour.evolution Animals can be happy too
  55. [7] Bestiality/Zoophilia: A Scarcely-Investigated Phenomenon Between Crime, Paraphilia, and Love
  56. [8] Pornography and Sexual Representation, p.980
  57. http://www.fordham.edu/halsall/source/aquinas-homo.html Aquinas on Unnatural Sex
  58. [9]
  59. http://www.geocities.com/islampencereleri3/sayings_of_ayatollah_khomeini.htm
  60. http://www.hinduunity.org/articles/islamexposed/excerptsayatollah.html
  61. http://ethnikoi.org/iran.html
  62. http://atheisme.free.fr/Quotes/Authors_5.htm
  63. The Critical and Cultural Study of the Shatapatha Brahmana by Swami Satya Prakash Saraswati, p. 415
  64. Aggrawal, Anil. (April 2009). "References to the paraphilias and sexual crimes in the Bible". J Forensic Leg Med 16 (3): 109-14. doi:10.1016/j.jflm.2008.07.006. PMID 19239958.
  65. Link to web page and photograph, archaeometry.org
  66. Lynne Bevan, Worshippers and warriors: reconstructuring gender and gender relations in..., 2006.
  67. http://web.archive.org/web/20040406093707/http://www.cincypost.com/living/1998/spring052198.html Springer's latest: 'I Married a Horse', The Cincinnati Post, 21 mai 1998